Pour l’heure, l’explosion des impayés n’est pas encore d’actualité. Je propose d’en savoir plus sur la situation en 2021.

Les freins à l’envolée des impayés en 2020

Les banques ont accordé de nombreux reports d’échéance concernant les emprunteurs.

En effet, le chômage touche en premier les emplois précaires. Ces populations ne disposent pas d’en cours en termes de crédit immobilier.

De plus, le chômage partiel a permis de ralentir le processus. Au vu du reconfinement, le chômage va également toucher des emplois plus durables.

Dès lors, les impayés vont atteindre les crédits immobiliers actuels. Il est normal d’anticiper la survenue de la vague d’impayés, dès 2020.

Toutefois, 2021 risque d’être une année sombre. Les prévisions tablent sur un flux des impayés entre mars et mi-juin 2021.

La réaction proportionnelle des banques

Face à cette probable augmentation des impayés des crédits immobiliers en 2021, les banques ont fait des provisions hors normes. Elles veulent faire face aux défauts de paiements massifs afin de préserver leur solvabilité.

Face au coût du risque de crédits, les provisions avoisinent une hausse de l’ordre de             40  à 80 % comparativement à 2019. Les banques ont déjà provisionné depuis 3 trimestres.

Pour la BNP Paribas, ces provisions atteignent 1,245 milliard d’euros. Le reconfinement et le couvre-feu risquent d’accroître les provisions au 4ème trimestre 2020.

Les facteurs de surendettement

Plusieurs emprunteurs ont conclu une option de report d’une partie de leurs mensualités, selon les modalités de leur offre de prêt. En effet, la fin de l’application du chômage partiel risque d’accélérer le mouvement.

En outre, le facteur de surendettement le plus redoutable est le chômage lié à une perte d’emploi, loin devant la séparation du couple.

Les limites de l’emprunt immobilier

L’assurance perte d’emploi liée à un crédit immobilier est rarement choisie par l’emprunteur. En effet, ce type d’assurance est coûteux et les clauses sont trop contraignantes.

Il est préférable de contacter le banquier au plus tôt et ne pas laisser la situation s’enliser. Il peut proposer des solutions pour amoindrir les dégâts.

Le cas de l’assurance emprunteur

Elle est souvent mal adaptée. En fait, la garantie perte d’emploi n’est pas applicable dans le cadre du chômage partiel, en cas de rupture conventionnelle.

C’est aussi le cas pour les fins de CDD et les démissions. Les conditions couvrent uniquement les salariés en CDI de moins de 50 ans.

Toutefois, la garantie peut aller jusqu’à 65 ans. Cette garantie est assujettie à un délai de carence de 6 à 18 mois et une franchise de 6 à 9 mois à partir de la perte d’emploi.

Il peut aussi s’agir du versement des premières indemnités de Pôle Emploi. Retrouvez d’autres actus ici.

Crédit Photo : justifit.fr & lesechos.fr

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