De nombreuses agglomérations pratiquent la majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. Je vous propose d’en savoir plus sur cette pratique des communes françaises.

L’objectif des municipalités en question

Le but premier est de limiter la pénurie de logement ainsi que la hausse galopante du prix de l’immobilier. A partir de juillet 2021, Lyon et Bordeaux ont sensiblement augmenté la taxe d’habitation des résidences secondaires.

La surtaxe passe à 60 %. Il s’agit du taux maximum possible pour les municipalités qui enregistrent des zones tendues de l’immobilier.

En 2017, la surtaxe est limitée à 20 %.

Les communes qui appliquent déjà la surtaxe

Il s’agit de Paris, de Nice et de trois communes du Pays Basque. C’est notamment le cas d’Anglet, d’Urrugne et d’Ascain.

Ainsi, 1 130 municipalités sont en droit d’appliquer la surtaxe. Pour l’heure, 900 n’ont pas encore pris leur décision.

Le reste a mis en place une majoration de l’ordre de 20 à 30 %.

Les conséquences de la surtaxe

Actuellement, la surtaxe ne sert pas réellement à libérer effectivement le foncier. Pour l’heure, elle sert plutôt à renflouer les caisses publiques.

En effet, la taxe d’habitation a fait l’objet d’une suppression pour 80 % des français. Les 20 % restant sont prévus pour 2023.

Pour le cas de Bordeaux, 12 000 résidences secondaires ont rapporté 500 000 euros par an après une augmentation de la surtaxe de 50 à 60 %.

Le frein provenant de Bercy

Pour limiter la casse, Bercy a instauré un frein. Après 2023, la taxe d’habitation des résidences secondaires est liée au taux de la taxe foncière.

En augmentant la fiscalité des résidences secondaires, les mairies sont contraintes d’augmenter la taxe foncière. Or, cette dernière  concerne l’ensemble des propriétaires.

Les dépenses liées à une résidence secondaire

Les frais d’entretien portent sur les différentes charges de copropriété. Il ne faut oublier les frais exceptionnels tels que le ravalement.

Les travaux impliquent le chauffage central, la réfection de la toiture, le confort thermique. Pour les dépenses fixes, il faut compter les abonnements du gaz, de l’électricité, à internet.

Il faut introduire les taxes foncières et d’habitation ainsi que la prime d’assurance. Quant aux frais de transport, ils impliquent le carburant, les billets de train ou d’avion pour rejoindre le lieu de vacances.

Les alternatives possibles

Une résidence secondaire peut être louée. Il existe des agences spécialisées dans la location à l’année, à la semaine, à la quinzaine.

La rentabilité est meilleure lorsque le bien est situé dans une zone touristique. La location demande le paiement des impôts sur les revenus immobiliers et d’éventuels frais de gestion locative.

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Crédit Photo : dossierfamilial.com

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